Ces projets sont actuellement en développement et seront bientôt accessibles aux personnes qui viennent visiter les communautés locales :

Création de la micro entreprise Ruralanas 

Suite à la venue en Août 2016 des gérantes de l’entreprise Ruralanas à Palacio Real pour une « formation laine » destinée à améliorer la qualité des produits issus de la laine d’Alpaga des communautés, le groupe de femmes a pris la décision de réorganiser la production en créant une micro entreprise filiale de Ruralanas Uruguay.

Problématique:

Les femmes de quatre communautés de la province de Chimborazo fabriquent actuellement des produits à base de laine d’Alpaga. Les communautés concernées sont Corona Real, Palacio Real, La Moya et Jatari.  Malheureusement ces produits sont peu diversifiés et leur qualité intrinsèque n’est pas suffisamment élevée pour garantir de bonnes conditions de commercialisation. Ainsi la production reste faible tout comme le revenu des femmes des communautés.

Notre projet peut améliorer les conditions de vie des femmes et les revenus des communautés tout en préservant l’identité culturelle de ces dernières et l’environnement de la province du Chimborazo.

Objectifs :

Les objectifs du projet s’articulent autour de 4 piliers principaux que sont les revenus, la situation des femmes, la récupération de l’identité culturelle et la protection de l’environnement.

Améliorer les revenus et la situation des femmes passe par une amélioration de la qualité des produits, mais aussi de leur design et de la capacité de production des communautés. Ces objectifs économiques permettront en plus de remplir un objectif environnemental puisque l’augmentation des capacités de production nécessitera davantage d’alpagas et de Lamas, or la présence des Camélidés ne participe pas à l’érosion des sols andins (contrairement aux moutons et bovins qui arrachent l’herbe du sol alors que le Lama la coupe). Il permet enfin de remplir un objectif culturel de notre projet car en développant une entreprise basée sur l’artisanat traditionnel textile nous permettrons aux communautés de vivre d’un mode de vie qui représente leur identité propre.

Stratégies :

La meilleure stratégie à adopter pour avoir une production augmentée et d’une qualité constante est de créer une entreprise, qui sera en partenariat avec Ruralanas Uruguay. Cela permettra en effet d’utiliser une plateforme de vente déjà existante et performante pour les produits des communautés, mais aussi de bénéficier d’un travail sur le design et les modèles déjà effectué par cette entreprise.

Nous devrons également financer une nouvelle formation pour les femmes qui travailleront pour l’entreprise afin de garantir la qualité de leurs produits. Elles ont en effet déjà commencé à s’habituer au matériel de filage et de tissage lors de la formation de Ruralanas mais la qualité des produits doit être constante.

Bénéfices :

Les communautés qui bénéficieraient directement de ce projet sont celles de Corona Real, Palacio Real, La Moya et Jatari. Cela représente 155 familles (45 à Palacio Real, 45 à Jatari, 35 à La Moya et 30 à Corona Real). Indirectement le projet bénéficiera à l’ensemble des éleveurs d’Alpaga de la province du Chimborazo. Il permettra en effet de stabiliser les ventes de laines de ces derniers. En permettant la récupération de savoirs ancestraux relatifs à la production artisanale textile, ce projet bénéficie à toute la population Indigène. Il renforce son identité culturelle mais aussi la place des femmes au sein de celle-ci. Enfin en renforçant la présence des lamas et alpaga dans la province du Chimborazo, il bénéficie à toute la population équatorienne : d’une part en préservant l’environnement de l’érosion, d’autre part car la présence de lama en Equateur fait partie de l’identité du pays et accompagne son développement touristique.

Etat d’avancement du projet :

Une première formation sur la qualité de la laine à déjà été proposée aux femmes. Le matériel de tissage et de filage de la laine nécessaire a déjà été acheté mis a disposition de ces dernières. Les statuts sont en cours de dépôts et l’activité pourra commencer bientôt sous condition de trouver les ressources financières nécessaires aux paiements des premiers salaires des futures travailleuses.

« Et moi est-ce que je peux aider ? »

Si tu te sens concerné(e) par ce projet, les solutions ne manquent pas pour t’investir (sans même prendre l’avion) ! En étant attentif(ve) à la provenance des produits que tu consommes, tu représentes un levier du côté des enseignes de vente françaises qui chercheront de plus en plus de produits qui rémunèrent équitablement toute la chaîne d’ici jusqu’à ton armoire. Evidemment, si tu veux donner un coup de pouce financier au projet, tu peux devenir adhérent(e) de l’association ou faire un don d’un montant libre.

Réaménagement de la Hacienda de Palacio Real

Problématique :

Il est important de rappeler dans un premier temps que les violences faites aux indigènes que l’on peut assimiler à de l’esclavagisme font référence à une histoire très récente en Equateur : ce n’est qu’avec la réforme agraire de 1964 que les terres confisquées lors de la colonisation par les Espagnols sont devenues accessibles aux indigènes. L’Eglise était elle-même propriétaire de grandes quantités de terres à Riobamba qu’elle louait à de riches familles. C’est avec de l’avance, en 1960, que Monseigneur Proaño (Wikipédia), alors Evêque de Riobamba, entamât la redistribution de ces terres aux populations indigènes alors très pauvres, se faisant ainsi surnommer l’évêque des Indiens en référence à sa lutte pour la reconnaissance des droits de ces derniers.

Objectifs :

Cette histoire, bien que récente comme nous l’avons vu, n’est que très peu mise en avant en Equateur où le racisme envers les indigènes est encore présent aujourd’hui. Notre projet de rénovation de l’Hacienda, qui est située dans la communauté de Palacio Real, permet donc d’en faire un lieu de mémoire retraçant l’histoire de la colonisation et de l’esclavagisme, sans oublier la violence avec laquelle la religion chrétienne a été imposée face aux cultes traditionnels locaux.

Une partie du terrain de l’hacienda a également été réaménagé en parc botanique permettant aux futurs voyageurs de prendre connaissance des plantes typiques qui poussent dans les Andes équatoriennes et qui sont utilisées pour l’alimentation et la médecine traditionnelle par les indigènes.

Bénéfices :

Ce projet va permettre une création directe d’emploi dans la communauté de Palacio Real car des guides travailleront dans l’hacienda. Plus largement, en augmentant le nombre de touristes venant dans la parroquia de Calpi, il permettra de dynamiser l’économie touristique de toutes les communautés voisines. Il bénéficie enfin à l’ensemble de la population indigène et même équatorienne en permettant la diffusion d’un savoir historique aujourd’hui encore trop méconnu.

Etat d’avancement du projet :

Les bâtiments de l’hacienda ont été rénovés, le parc botanique a déjà bien poussé et le peintre Pablo Sanaguano a achevé de très belles fresques reflétant l’histoire coloniale locale. Il faut maintenant organiser une « Minga » pour nettoyer le parc botanique, y mettre les panneaux et achever de poser les pavés dans la cour de l’hacienda avant de pouvoir lancer cette nouvelle activité.

A terme, le bâtiment central sera transformé en musée traitant de la situation des indigènes à l’époque des haciendas.

« Et moi est-ce que je peux aider ? »

Le réaménagement étant presque terminé, ce projet n’a pas besoin de financement pour le moment et vous pourrez bientôt en profiter si vous passez nous voir !

Lama Trekking

Problématique :

La réintroduction des lamas dans les Andes équatoriennes a été lancée et subventionnée par le gouvernement au début des années 2000 pour des raisons écologiques. Ahuana a encouragé cette action avec le système de parrainage de lamas qui a très bien fonctionné ces dernières années. Seulement dans les communautés, la présence des Lamas, au-delà de l’aspect culturel qu’ils apportent, représente un coût pour les paysans. Plusieurs solutions ont été mises en place à Palacio Real pour que la réintroduction des Lamas s’accompagne d’un revenu pour leurs propriétaires. Le projet du Lama trekking en est une :

Objectifs :

L’objectif du Lama Trekking est de proposer un nouveau type d’activité aux voyageurs qui viennent à San Francisco de Cunuguachay : la découverte de paysages et de panoramas imprenables sur les Volcans Chimborazo, Carihuairazo, Tungurahua, Sangay et Altar sur plusieurs jours avec un Lama pour porter la tente et les duvets. Le tarif de ces activités serait partagé entre le propriétaire du Lama et la communauté.

Les communautés ont déjà développé des balades avec guides et lamas durant quelques heures. Ici l’objectif est de se débrouiller avec pour seul guide un topo regroupant plusieurs treks de 2 à 3 jours autour de l’auberge de San Francisco et de la communauté de Palacio Real.

Bénéfices :

Ce projet apportera des revenus supplémentaires aux propriétaires de lamas ce qui renforcera la réintroduction de ces derniers. Pour les voyageurs, cette expérience promet des moments insolites en compagnie du camélidé et de superbes points de vue sur les montagnes environnantes.

Etat d’avancement du projet :

Les bénévoles de l’association sont actuellement en phase de tests des itinéraires, afin de les décrire précisément dans le futur topo, qui sera accessible dans l’auberge. Pas d’inquiétude, pour le moment aucun cas de crachat de lama n’a été recensé !

« Et moi est-ce que je peux aider ? »

La meilleure façon de faire grandir ce projet est évidement le parrainage de lama qui permet à plus de familles d’en bénéficier.