Un pays doté d’importantes ressources, d’une culture millénaire et de paysages incroyables mais à l’inégal partage des richesses.

Carte d’identité du pays

Emplacement de l'Equateur entre la Colombie et le Pérou.
Carte de l'Equateur.

Géographie et Démographie de l’Equateur : 

Superficie : 256 370 km2 (moitié de la France)
Capitale : Quito (2,2 M d’habitants)
Langue officielle : espagnol (93% de la population).
Langues amérindiennes : Kichwa, shuar
Monnaie : dollar américain
Fête nationale : 10 août
Population : 16,38 M d’habitants (2016)
Espérance de vie : 75,90 ans (PNUD, 2014) / Age moyen 25 : 25,3 ans


Pour approfondir : Wikipédia / Ambassade de France en Equateur

Grand comme la Suisse et aussi varié qu’un continent !

L’Equateur fait à peu près la moitié de la France en superficie ce qui permet d’en faire un tour complet en deux à trois semaines. Et pourtant il est représentatif de tout le continent américain en terme de paysages volcans vertigineux, forêt amazonienne primaire, côte pacifique, sans oublier les Galapagos !

Son atout majeur reste la préservation de son authenticité face au tourisme de masse, raison pour laquelle nous vous invitons, si vous souhaitez venir, à consulter notre charte de bonne conduite du voyageur.

Quelques photos valent mieux qu’un long discours :

Le Cotopaxi vu de loin.
Proximité inoubliable avec les très joueuses raies mantas.
Avenue des volcans.
Les babakos sont des fruits originaires de Andes équatoriennes.
Le spectacle des baleines à bosses est impressionnant.
Une cascade en Equateur.
Ville de Quito.
Un colibri.
Sommet du Cotopaxi.
Lagune.

Culture Indigène Kichwa

Une femme Quichua.

Par « peuple indigène », on entend : les collectivités originelles, constituées en communautés avec des identités culturelles qui les distinguent des autres groupes de la société équatorienne. Les communautés sont régies par des systèmes propres d’organisation sociale, économique, politique et légale.

Caractéristiques culturelles du peuple indigène Kichwa

La « communauté » regroupe les familles installées dans un territoire déterminé qui s’identifient comme faisant partie d’un village et/ou d’une nationalité et qui basent leur mode de vie sur une pratique collective de réciprocité, de solidarité et d’égalité, avec un système d’organisation politique, administratif, spirituel et culturel collectif.

La culture indigène Kichwa de la sierra est le résultat d’un processus de conquête des peuples avec différentes caractéristiques culturelles, mais qui ont gardé en commun : une même langue, une même histoire, une même cosmovision basée sur la relation harmonieuse entre l’univers, la terre et l’homme (Pachamama, Alpamama, Runa) et la division binaire (terre/ciel, haut/bas, froid/chaud, homme/femme) qui organise la relation entre l’homme et la nature. C’est le centre de référence de la communauté pour sa survie économique, sociale et culturelle.

Les piliers de la culture Kichwa sont le rapport à la terre (la Pachamama) et la solidarité. Ainsi, un des moments importants de la vie de la communauté est la « minga », le travail communautaire destiné au bien de toute la communauté et auquel doit participer un membre de chaque famille.

Sauvegarde du patrimoine culturel communautaire

Le contact avec le monde urbain et occidental a parfois modifié le mode de vie des indigènes Kichwas. Un travail de préservation du patrimoine culturel communautaire est en marche : vision cosmique, port des vêtements traditionnels, pratique de la médecine traditionnelle, coutumes et langue Kichwa. Le regroupement en communautés des indigènes suite à une volonté du gouvernement aura permis de réaffirmer ces liens communautaires et de remettre en valeur la culture dépréciée.

Pour approfondir : www.codenpe.gob.ec

Ressources économiques & Inégalités

Graphique représentant la baisse du niveau de pauvreté en Equateur entre 2007 et 2013

L’économie de l’Equateur repose sur 4 éléments : la culture de la banane (1er exportateur mondial), l’exportation de pétrole, l’envoi de devises par les émigrants et le tourisme.

L’Equateur dispose d’une grande richesse géographique, au regard des 4 régions naturelles qui le composent : la plaine côtière, la région andine, la plaine amazonienne et les Îles Galapagos. Cette diversité naturelle induit une grande richesse en ressources naturelles.
Dans la région andine, les cultures sont surtout vivrières : orge, pomme de terre, maïs, haricots et s’ajoutent à l’élevage (bovins, ovins, etc.). Dans la région côtière, le riz, le cacao, le café, les bananes et d’autres fruits tropicaux sont cultivés pour l’exportation.

Dans son histoire récente, l’Equateur a souffert de très hauts niveaux de pauvreté et d’inégalités sociales :

  • L’adoption du dollar américain comme monnaie officielle de l’économie en janvier 2000 a déclenché une instabilité politique, qui a accentué la pauvreté jusqu’à atteindre 69% de la population en 2000.
  • Entre 2003 et 2006, la forte émigration qui touche le pays provoque un besoin de main d’oeuvre et une hausse des salaires. La pauvreté touche ainsi 37,4% de la population en 2006.
  • A partir de 2007 (période connue comme la révolution citoyenne), avec l’arrivée de Rafael Correa au pouvoir, le pays connaît une certaine stabilité politique. Le nouveau modèle économique « social et solidaire » en Equateur met l’être humain, son bien-être et le respect de l’environnement naturel à la première place. Depuis, le niveau de pauvreté diminue progressivement dans le pays.

Pour approfondir : BSI Economics