Principes d’intervention : « un tissu de solidarité »

Respect des projets et de l’organisation communautaire, soutien financier et technique, valorisation et préservation de la culture indigène.

S’appuyant sur l’organisation indigène, Ahuana tire partie de la force de la démocratie directe qui régit les communautés et qui crée un pouvoir de mobilisation fort.

L’association s’engage sur le fait que la création et la mise en oeuvre des projets proviennent de la volonté propre de chaque organisation communautaire. C’est la base de son fonctionnement et de son action.

Ainsi, l’association apporte un appui à différents projets communautaires par une aide financière et technique (avec généralement le soutien d’un volontaire durant les premiers mois de vie du projet). En contrepartie, la communauté fournit la main d’œuvre pour la construction des bâtiments et le terrain, et s’engage à mettre en œuvre les moyens nécessaires à l’avenir du projet.

Les projets se caractérisent par la création de micro-entreprises communautaires. Ce système d’économie solidaire a pour but de créer des sources de revenu alternatives à celles existantes, et non suffisantes, pour améliorer les conditions de vie des communautés indigènes.
D’autres projets concernent l’amélioration de la santé, de l’éducation et de l’environnement.

Toutes ces initiatives ont pour but commun la valorisation et la conservation de la culture indigène en utilisant des produits issus de l’agriculture traditionnelle indigène, et en travaillant autour des fondamentaux de la culture Kichwa.

Notre projet

Ahuana soutient les initiatives économiques, éducatives, environnementales et culturelles des communautés indigènes andines de Calpi en Équateur pour améliorer les conditions de vie de ces populations, limiter l’exode rural et préserver la culture du peuple quichua.

L’Équateur, petit pays situé au nord-ouest du continent sud-américain, subit de plein fouet depuis plusieurs années une crise économique qui aggrave considérablement la pauvreté, et ce d’autant plus auprès des populations les plus pauvres du pays, à savoir les indigènes, acteurs traditionnels du monde rural. Cet accroissement de la pauvreté a de multiples conséquences désastreuses sur les conditions de vie, la malnutrition, la mortalité infantile, l’émigration et la perte progressive de la culture indigène.

Le projet Ahuana (créé en 1998) répond à cette situation en soutenant les initiatives de développement socio-économique des communautés indigènes de la paroisse (ou « parroquia », division administrative de base) de Calpi, dans la province du Chimborazo, depuis leur origine jusqu’à leur fonctionnement en autonomie.

La vocation de l’association est d’aider les communautés indigènes de la parroquia de Calpi à survivre en tant que telles afin que l’exode rural ne mette pas en péril l’avenir du peuple quichua (80 % des hommes ont déjà un travail en ville, et l’émigration est une des conséquences inquiétantes de la crise économique).

L’association s’engage sur le fait que la création et la mise en oeuvre des projets proviennent de la volonté propre de chaque organisation communautaire. C’est la base de son fonctionnement et de son action.

L’association apporte 3 types de soutien : financier, technique et formation professionnelle.

Une fois qu’elles ont défini leur projet, les communautés peuvent se mettre en relation avec Ahuana, qui apporte son soutien dans la réalisation des initiatives communautaires.

En Équateur, son implication se caractérise surtout par la formation professionnelle dispensée pour permettre le lancement et la progressive autonomisation des projets. Au-delà de la formation, l’association contribue,par le biais de volontaires bénévoles, à l’apport de ressources humaines disposant de savoir-faire particuliers en suivi de projets, gestion, informatique, ingénierie agroalimentaire, communication, etc.

En France, l’association Ahuana recherche des soutiens financiers au niveau international. Elle contribue ainsi au financement partiel de certains projets.