Sur les rails

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Sur les rails 2017-05-23T09:15:01+00:00

Ces projets sont nés en 2000, lors des réunions réalisées par les 19 communautés indigènes de Calpi, pour surmonter les difficultés économiques de la région et éviter l’exode rural. Ils ont aussi vocation à conserver et valoriser l’identité culturelle Kichwa.

Réintroduction des Lamas

Le Sumak Kawsay est un des projets communautaires les plus aboutis : musée du lama, restaurant, filature, artisanat, location de salles, accueil touristique dans des familles, hébergement en maisons traditionnelles.

Ce projet a vu le jour grâce au plan de réintroduction de lamas organisé au niveau de la province du Chimborazo en 2004, amorcé dès le mois d’octobre 2001 par le diocèse de Riobamba. Avant la conquête espagnole, près d’un million de lamas se seraient partagés les terres de l’Équateur. L’espèce a longtemps été en danger d’extinction lorsque les conquistadores ont décidé de remplacer peu à peu le lama par les bovins et les ovins, davantage considérés.

L’objectif de la repopulation du lama était à la fois de préserver les terres andines en haute altitude, en rééquilibrant l’élevage bovins-ovins-camélidés, mais également de permettre aux paysans indigènes de développer et de valoriser cet élevage pour en tirer des bénéfices économiques.

La communauté de Palacio Real a saisi les opportunités offertes par cette réintroduction de l’élevage de lamas pour concevoir un vaste projet de micro-entreprises solidaires baptisé « sumak kawsay » (“bonne vie” en quichua). Ce pôle d’activités regroupe une filature de fibre de lama, un atelier d’artisanat permettant la transformation de cette fibre, un restaurant de gastronomie locale basée sur la viande de lama et les produits régionaux et enfin un musée du lama présentant les diverses espèces de camélidés et les relations culturelles de ces derniers avec les indigènes.

Une femme allant aux champs avec ses lamas.
Photo du musé du lama à Palacio Real.

Accueil touristique dans les communautés indigènes

Photo des Chozas récemment construites à San Francisco dans l'auberge Quilla Pacari.
Photo de l'entrée du restaurant de Palacio Real

San Francisco de Cunuguachay

Le projet d’écotourisme est né en 2000 de l’initiative du groupe des femmes de la communauté de San Francisco de Cunuguachay, « Quilla Pacari », qui signifie « la lune qui se lève » en Quichua, et par extension la femme qui se lève.

Ce projet a été conçu dans une perspective d’échange interculturel : faire découvrir la culture indigène aux visiteurs, les sensibiliser de ce fait à la condition indigène, ouvrir la communauté à l’extérieur, non par le biais de l’économie, mais par le contact et l’échange avec des étrangers.

Son objectif est également de produire des sources de revenus alternatives à celles existantes et non suffisantes de la communauté.

Palacio Real

Dans le même objectif de développer un échange interculturel et d’apporter un complément de revenus aux communautés, la communauté de Palacio Real a construit à partir de 2013 des Chozas d’accueil (maison typique) étant chacune liée à une famille. Ces dernières permettent donc de partager la vie de cette famille au plus près de la culture locale.

La Moya

C’est depuis l’été 2016 que la communauté de La Moya a développé une auberge de tourisme regroupant un restaurant et des chambres confortables à proximité du musée de la Montagne. C’est un point de départ idéal pour les aficionados de randonnées car cette communauté en propose plusieurs permettant de mieux connaître les croyances locales en lien avec les volcans et montagnes environnantes.

Informations pratiques pour se rendre dans les communautés de Calpi

Tailleurs de glace

Il y a des dizaines d’années, la communauté de Cuatro Esquinas comptait en son sein des tailleurs de glace qui allaient plusieurs fois par semaine extraire des blocs de glace à 4 700 mètres d’altitude, revendus par la suite au marché de Riobamba.

Aujourd’hui il ne reste qu’un seul tailleur de glace. Pour sauvegarder la tradition, et faire découvrir sous un aspect des plus originaux le majestueux Chimborazo, le groupe des femmes de la communauté de Cuatro Esquinas a donc décidé d’organiser une activité de tourisme communautaire : des excursions d’une journée, à pied ou à cheval, jusqu’au glacier du Chimborazo. Avec l’aide d’Ahuana, des guides ont été formés à l’accompagnement des touristes.

Photo d'un hielero (Tailleurs de glace traditionnel) découpant ses blocs de glace.

Le Label Ahuana

TExte blanc pour faire descendre images

Produits en fibre d'Alpaga.
Pâtes de Quinoa du label Ahuana.
Photo de confitures du label Ahuana.

Les produits Ahuana font partie d’un réseau de micro-entreprises solidaires créées à l’initiative des communautés indigènes de la parroquia de Calpi (Riobamba – Équateur). La marque d’économie solidaire “Ahuana” répond aux attentes des consommateurs désireux d’acheter des produits de qualité, équitables et solidaires.

Produits en fibre d’Alpaga

Ayant pris part à la réintroduction des lamas et alpagas dans leurs communautés, les femmes de Jatari, La Moya, Palacio Real et Corona Real ont commencé à produire des pulls, ponchos, bonnets, écharpes et autres accessoires avec la laine de ces derniers. Ahuana leur permet d’améliorer la qualité de ces produits en leur proposant des formations sur la teinte, le tissage et le filage de la laine. Vous pourrez trouver ces produits dans les boutiques communautaires sur place si vous nous rendez visite. Il est aujourd’hui question de créer une micro-entreprise regroupant ces quatre communautés pour donner une nouvelle ampleur à cette ressource économique.

Texte blanc

Pâtes de Quinoa

Le projet de fabrique de pâte à la quinoa a été initié par l’Association de Femmes de Bayushi qui réalise des projets locaux de développement économique. Bien que les quantités de production soient actuellement basses, ce projet a tout de même permis de lutter contre la malnutrition et le manque de travail au sein de la communauté de Bayushi.

Texte blanc

Confiture

Les habitants de San Francisco de Cunuguachay cultivent les carottes en grande quantité, mais ont des problèmes de commercialisation parce que les prix du marché sont très instables (le prix d’un quintal de carotte peut baisser de 100 % en moins d’un mois). Le projet de fabrique de confiture permet d’acheter à un prix équitable et stable la production de carottes des producteurs de la communauté et des communautés indigènes voisines.

Chaque confiture contient une importante quantité de carotte, lui donnant une saveur originale.

  • Carotte-goyave, carotte-fruit de la passion : saveurs exotiques mariées au goût de la carotte : un régal.
  • Carotte-fraise : pour apprécier aussi les saveurs des fruits des montagnes andines.

Musée de la Montagne et sentiers culturels

La communauté de La Moya a développé ce musée en 2012. Il permet de découvrir de façon interactive l’histoire des Hieleros de la communauté, leurs traditions, leur culture, leurs croyances et les légendes locales habitant le Chimborazo. Le peuple Kichwa Puruha a en effet érigé ce volcan comme un dieu et les contes mythologiques ne manquent pas pour décrire ses relations avec les autres montagnes andines.

Moulins communautaires et boulangeries

Les femmes de la communautés travaillant la pâte dans la boulangerie.
Portrait d'une boulangère.

Chamboloma

Très isolée géographiquement, la communauté de Chamboloma a mis en place un moulin afin de permettre aux producteurs locaux de moudre leur orge et leur quinoa sur place.

La mise en place de ce projet permet à la communauté d’avoir une meilleure autonomie en produisant elle-même sa farine.

La farine peut ensuite permettre de produire la machica et d’autres produits d’alimentation de base.

San José de Chancahuan

Egalement éloignée des autres villages, la communauté de San José de Chancahuan rencontre des difficultés d’approvisionnement en denrées alimentaires non produites sur place. Produire le pain sur place remédie à ces difficultés.

Séchoir solaire

Corona Real pâtit de sa position excentrée dans la vente de ses produits agricoles. Le temps d’acheminement jusqu’au marché de Riobamba est tel que les produits perdent de leur fraîcheur, et donc de leur valeur. Par conséquent, les jeunes de la communauté ont donc eu l’idée de mettre en place un séchoir solaire, afin de pouvoir vendre, sous forme séchée, des fruits qu’ils achètent à d’autres producteurs.
Les techniques de séchage permettent ainsi à la fois de conserver la production, de lui donner une valeur ajoutée et de s’inscrire sur un marché sans concurrence.

Grâce à leurs démarches actives, les jeunes ont réussi à acquérir un four solaire qui fonctionne à temps plein quand les conditions météo le permettent.

Les fruits secs peuvent se consommer sous différentes formes et à différentes occasions. Ils sont commercialisés auprès des jeunes à la sortie des écoles, des randonneurs qui partent en expéditions, des fabriques de chocolats…

Photo du séchoir solaire.
VOIR LES ARTICLES DE NOTRE BLOG CONCERNANT LES PROJETS DES COMMUNAUTÉS